Je m'en veux parfois d'avoir été si naïf par le passé. D'avoir cru que les gens pouvaient changer, ou du moins qu'ils le voulaient; car personne n'arrivera à modifier mon avis sur ce point, tout les hommes peuvent devenir meilleurs ou pires à tout instant, tout n'est question que de volonté.
C'est ma philosophie de vie, ma religion; j'essaye de ne pas blâmer mais de comprendre. Comprendre pourquoi nous n'évoluons pas dans le même monde, pourquoi tant de gens se sous estiment et sont pessimistes quand à leur avenir; pourquoi certains ont une fausse fierté à la taille de leur ego et pourquoi d'autres encore préfèrent être une pale copie des autres plutôt qu'eux-même.
Moi aussi je sais que mon futur n'est pas tracé droit devant moi, et qu'il me faudra encore me battre; mais je ne baisse pas les bras pour autant. Je pleure, je crie, puis je me réconforte en me disant que bientôt tout ira mieux, que je n'aurais plus à faire mes preuves, qu'un jour on arrêtera de douter de moi: que j'aurais enfin trouvé ma place. Même si ce jour n'arrive jamais ce sentiment est la seule chose qui réchauffe mon c½ur et mon corps durant mes longues soirées d'hivers en solitaire. Celui de penser que cette place existe, quelque part dans ce monde.