Où sont passées nos jeunes années?
Où, assis sur ce divan vert,
nous nous improvisions thérapeutes.
Soignant ce monde où tout allait mal à grand renfort d'idéaux surannés,
de projets avortés et noyant nos désillusions dans du mauvais vin.
Le temps y semblait suspendu sous la lumière artificielle d'un néon bourdonnant.
Sans aucune autre fenêtre sur l'extérieur que cet écran sur lequel défilaient les
noms des personnes que nous aimions plus ou moins.
Rien ne nous paraissait important, mais tout prenait une tournure décisive.
J'ai tant détesté ces moments de léthargie que je regrette aujourd'hui de ne pas
en avoir plus profité.
Aujourd'hui la page est tournée, et dans quelques semaines à peine, tu prendras
ton envol...